mardi 12 juin 2007
Questions à Madame Françoise GUEGOT
Soucieux de vous éclairer sur les positions de Mme Françoise GUEGOT, au sujet de quelques unes des questions fondamentales que nous avons défendues, je lui ai transmis successivement 2 courriels ce matin 11 juin 2007.
Je vous ferai part de ses réponses, ou non réponses.
Et voici !
15 JUIN 2007 - 20 HEURES : après les deux étapes ci-dessous, la réponse est tombée ! Enfin, Dieu soit loué ! Madame GUEGOT a touvé le temps de nous répondre et ses réponses sont insérées entre les questions ci-dessous, avec nos commentaires.
Plus que désolé ! Madame GUEGOT, nous avait promis une réponse pour ce jeudi 14 juin à midi à nos préoccupations définies ci-dessous. Vous jugerez vous même de la légèreté de la situation. Cela signifie-t-il un manque d'intérêt ? Est-ce la manifestation d'un mépris pour le nombre de voix que nous avons obtenu, et qui pourtant pourrait cruellement lui manquer pour être élue ! Ma foi ! Après tout, ... !
- A noter que ce jour 13 juin 2007 - 21 h 11, Madame Françoise GUEGOT n'a toujours pas donné sa position.
Est ce négligeance ou ... manque d'intérêt ... ou mépris ?
Madame,
Je vous félicite pour votre succès au premier tour des élections législatives.
Il faut maintenant concrétiser au deuxième.
Quoiqu’il en soit, la partie n’est pas gagnée : il suffit d’une mobilisation à gauche des abstentionnistes pour que tout bascule. Notre circonscription a déjà connu un député de gauche : M. Gambier.
Monsieur ZIMERAY, tout comme M. GAMBIER, peut, par le même abord sympathique qu’il cultive avec beaucoup de succès, faire la différence. Chaque voix comptera donc, même celles obtenues par un « petit candidat ».
En conséquence, avant de donner un avis à mes électeurs, je voudrais savoir, quelle position vous prendrez par rapport aux questions suivantes :
Notre Question - Décision de ratification par référendum pour tout traité européen et non pas par le seul parlement réuni en congrès. Point sur lequel nous souhaitons que vous vous engagiez activement.
Mme GUEGOT : Débloquer l’Europe institutionnellement est une priorité. Notre Président a d’ailleurs exprimé sa position très clairement. Il tient à respecter le choix des français en reprenant les dispositions du projet de traité constitutionnel nécessaires pour que l’Europe puisse se remettre en marche et qui n’ont pas suscité de désaccord majeur durant la campagne référendaire.
Faire voter un référendum, c’est, selon moi, se mettre en situation de démanteler l’Europe. Un nouveau référendum tuerait l’Europe.
Notre Commentaire : Ce traité, les français n'en veulent pas ! Après le vote tout récent du parlement européen qui "par 469 voix pour (141 contre et 32 abstention), l'auguste assemblée, « considérant qu'une large part des réserves exprimées lors des référendums français et néerlandais étaient liés au contexte plutôt qu'au contenu », « réaffirme son soutien au contenu du traité constitutionnel … et demande la conclusion du processus de ratification du nouveau traité d'ici à la fin 2008… ».
Quant aux « préoccupations exprimées par la France et les Pays-Bas et au débat qui s'est tenu dans ces deux pays », le PE en « prend note », pour aussitôt souligner que « deux tiers des Etats membres ont déjà ratifié le traité et que quatre autres ont clairement exprimé leur engagement en faveur des dispositions qu'il contient. »
N'est ce pas éloquent !
Ce que nous savons c'est que si l'Allemagne, le Royaume Uni, la Pologne, et bien d'autres pays avaient organisé un référendum, le "NON" l'aurait emporté !
Que fait on des peuples dans cette affaire ? de leur droit à s'exprimer d'eux même ?
Il y a quelques citations truculentes sur ce sujet que nous ne partageons pas :
Claude Cheysson (Ancien ministre de François Mitterrand) : "Dans la communauté, on a toujours mieux avancé entre Etats membres qui voulaient progresser hors de tout contrôle démocratique."
Raymond Barre (ancien premier ministre) : "Je n'ai jamais compris pourquoi en voulait faire accepter l'idée européenne par les opinions des pays concernés."
Madame GUEGOT s'inscrit dans cette position qui écarte les peuples de la construction européenne
A contrario, nous partageons ces autres citations, de Philippe de VILLIERS : "Toute l'architecture de la future Europe doit reposer sur une grande 'déclaration des droits des Peuples', qui garantira les droits des personnes dans chaque pays, les droits des minorités, mais aussi les droits des peuples dans la vie internationale. Cette charte établira fermement le respect des souverainetés, et proscrira tout 'transfert' de souveraineté autrement que par une consultation claire, démocratique et directe du peuple concerné tout entier."
... et de Charles de Gaulle (Londres le 2 mai 1942) : "La démocratie se confond pour moi exactement avec la souveraineté nationale".
Notre Question - Prioriser le codéveloppement, de visage à visage, pour fixer les populations des pays source d’immigration.
Mme GUEGOT : Selon moi, le co-développement signifie développement solidaire. C’est à dire le partage de la technologie, de la connaissance, des compétences, des médicaments afin de faire en sorte que les populations des pays source d’immigration restent dans leur pays.
Mais le co-développement, c’est aussi l’immigration choisie décidée organisée maîtrisée avec les pays origine La France doit continuer d‘accueillir des migrants. C’est son intérêt et sa responsabilité notamment pour la formation des élites des pays que nous souhaitons aider.
Notre Commentaire : des mouvements migratoires peuvent certes exister s'ils correspondent à de choix réels et à la volonté choisie de vivre ailleurs. Dans ce cas ils ne posent généralement aucun problème d'intégration et sont en fait très minimes. En aucun cas, ces mouvement ne doivent découler de mauvaises conditions de vie et en cela la pratique du co-développement doit apporter des solutions. Mais il doit se faire de visage à visage, régionalement, et éviter les versements d'argent à des états qui en font souvent un mauvais usage (enrichissement personnel, achat d'armes ...).
Cela étant, la FRANCE n'a aucun intérêt à continuer à accueillir des migrants.
Certes, elle doit participer à la formation des élites, mais pas en les accueillant comme migrants, ce qui a une signification qui n'a pas lieu d'être dans ce cas : ce sont simplement des accords de formation avec un contrat et nécessité de retourner au pays pour ceux qui en bénéficient, afin de contribuer à son développement.
L'immigration choisie est aller simple sans retour et c'est le pillage des cerveaux.
Notre Question - Revalorisation du mariage comme étant EXCLUSIVEMENT l’union d’un homme et d’une femme et refus de tout contrat d’union civil (ou toute autre trouvaille du même genre) pour les homosexuels.
Mme GUEGOT : Je soutiendrai l’idée d’un contrat d’union civile
Notre Commentaire : a vous de juger !
Notre Question - Pour chaque enfant, le droit et même la nécessité d’être élevé par un papa et une maman.
Mme GUEGOT : Le mariage doit protéger la filiation et le cadre naturel de la famille. Pour cette raison, je suis contre l’adoption d’enfants par les couples homosexuels.
Notre Commentaire : dont acte !
Notre Question - Réévaluation de la scolarité dans le primaire.
Mme GUEGOT : 20 % de nos jeunes quittent l’école sans qualification. Ceci est inacceptable Nous devons faire en sorte que nos enfants puissent acquérir un socle de connaissances nécessaire et indispensable : Savoir lire, écrire, compter.
Pour cela, chaque établissement sera libre de mettre en œuvre des projets spécifiques mais devra être évalué selon les résultats des élèves.
Notre Commentaire : Sauf désaccord sur le poucentage qui à mon avis est bien supérieur, nous ne pouvons qu'être d'accord. Peut-être faudrait il y ajouter la remise en place d'un certificat d'etude primaire (mais du même niveau que celui que nous avons passé - de même qu'il faut réévaluer le niveau de tous les examens).
Notre Question - Adéquation de la formation du secondaire et de l’enseignement supérieur aux besoins des entreprises.
Mme GUEGOT : Notre pays a besoin de conduire plus de jeunes vers les études supérieures, mais des études dans lesquelles ils ont une chance de réussir et qui conduisent à l’emploi. Chaque bachelier a sa place à l’université, mais le nombre d’étudiants dans les différentes filières doit dépendre des réalités du marché du travail. Je serai particulièrement vigilante à la création d’un service public de l’orientation qui permettra aux élèves de choisir la voie qui leur correspond le mieux, tout en tenant compte des besoins du marché, et qui leur permet d’obtenir un diplôme et un emploi.
Notre Commentaire : Nous ne nous inscrivons pas dans la nécessité de conduire de plus en plus de jeunes vers les études supérieures. Il vaut mieux aider les jeunes à accéder à des métiers manuels qui ne sont pas forcément moins valorisants, lorsqu'ils n'accrochent pas aux études (ce qui n'empêche pas, de revenir aux études ensuite, pour ceux qui souhaitent améliorer leur situation). Dans tous les cas, il faut que les formations évoluent en fonction du marché du travail et cela nous le revendiquons. L'exemple de la Vendée dans ce domaine est à suivre. Et c'est d'autant plus important, au niveaux des études supérieures qu'elles sont génératrices d'investissements financiers de l'état, mais aussi personnels de l'Etudiant : il ne faut pas que cela débouche sur une situation de non emploi. Quand à la création d'un service public de l'orientation, ne superposons pas une nouvelle structure à ce qui existe. Il vaut mieux, examiner l'existant, le simplifier et l'adapter. Evitons la multiplication d'emplois de services générateurs de dépenses non productrices de richesses.
Il serait judicieux de revenir aux études classiques. L'apprentissage du Latin était une véritable école qui formait l'esprit à la recherche ; bien des élites scientifiques de notre pays étaient latinistes.
Notre Question - Défense de la ruralité et de ses traditions.
Mme GUEGOT : Je pense qu’il faut restaurer l’égalité des chances entre les territoires et garantir la qualité de vie dans les campagnes. Pendant cette campagne, j’ai entendu et pu constater les problèmes d’accès aux soins, de prise en charge des jeunes enfants et des personnes âgées, de transport, de présence des services publics dans les territoires ruraux.
Les services publics doivent évoluer, en fonction notamment des besoins exprimés par les habitants et les élus. pour garantir à tous un service de qualité.
Notre Commentaire : L'égalité des chances est à toutes les sauces ! Réponse bateau ! Défendre la ruralité, c'est aussi défendre notre agriculture, c'est défendre les traditons comme la Chasse, la Pèche, ... ETC. Et puis concernant les services publics, parce qu'ils sont publics, ILS doivent rester PRESENTS. Nous défendons l'existance des services publics à la Française, contre les déréglementations de Bruxelles, qui en forçant à la mise en concurrence génère une situation de casse et de disparition.
Notre Question - Développement harmonieux, sur tout le territoire des activités économiques, pour rééquilibrer le rapport villes/campagnes.
Mme GUEGOT : Je défendrai une véritable égalité des chances pour chaque habitant , en tout point de notre circonscription . Je serai très vigilante à l équilibre du développement de notre territoire.
Notre Commentaire : Encore l'égalité des chances ! Pour nous le problème est de répartir l'emploi, pour que cesse à la fois, la concentration sur Rouen et Le Havre de toutes les activités économiques, et se créent, les conditions d'accès ROUTIERES, FERROVIAIRES et de toute nature à des nouveaux parcs d'activités répartis sur tout le département. Il faut stopper et inverser l'exode rural, la désertification de nos campagnes, notamment du Nord et de l'Est du Département. Ces solutions sont notamment liées à la question suivante. En effet les villages proches de Rouen et du Havre sont menacés par ces mouvements de population. Pour nous ce n'est pas de l'égalité des chances, c'est une nouvelle organisation économique.
Notre Question - Sauvegarde de l’autonomie et du caractère rural des villages très proches des grandes villes.
Notre Commentaire : Il est très regretable que Mme GUEGOT, qui au sein de l'Agglo, en tant que Maire peut avoir une influence sur le sort de nos petites communes, n'ait pas d'opinion sur ce sujet. Cela nous conforte dans nos craintes de voir se développer sur nos territoires des projets de l'Agglo, que nous ne souhaitons pas, que nos communes n'ont pas souhaité. Car, l'agglo recherche des terrains, et nous, nous sommes venus habiter des villages pour leur qualité de vie ; nous ne voulons pas qu'ils s'urbanisent.
Notre Question - Quelle sera votre implication pour donner à la recherche, tant au niveau national que local, la dimension qu’elle mérite, sachant que c’est un élément majeur pour le développement économique et social de notre pays, ainsi que pour la génération d’emplois nouveaux.
Mme GUEGOT : C’est un thème qui m’est cher. Aussi, la recherche sera pour moi une priorité absolue. Je souhaite participer aux réformes de notre appareil de recherche pour créer les conditions de travail et de rémunération permettant d’attirer et de garder les meilleurs enseignants et chercheurs.
La recherche française n'a pas su faire évoluer son organisation depuis 60 ans Elle est en situation de décrochage.
Nous n'avons pas aujourd'hui les moyens financiers de relever le défi de la bataille mondiale de l'intelligence. Pendant les cinq prochaines années, il faudra donc augmenter les dépenses consacrées à l'enseignement supérieur et à la recherche pour revaloriser les carrières des enseignants et des chercheurs, grâce à des rémunérations plus élevées, et pour donner des moyens plus importants pour travailler (laboratoires bien équipés).
Le secteur privé ne représente que la moitié des dépenses nationales de recherche. L’ objectif du Président est qu'il en atteigne les deux tiers d'ici 2012. Je serai vigilante sur ce point.
Il faudra également encourager l'innovation dans les PME, dont l'effort de recherche est proportionnellement le plus faible, en renforçant le crédit impôt-recherche, en leur réservant une partie des crédits publics de recherche.
Dans la continuité de la politique des pôles de compétitivité, il faudra favoriser les liens entre le secteur privé et les autres acteurs de l'innovation afin d accroître la circulation du savoir et de multiplier les créations d'entreprises issues du monde de la recherche
De plus, il faudra transformer nos grands organismes de recherche en agences de moyens, chargées de sélectionner et financer des équipes de recherche pour des projets à durée déterminée. Il faudra également renforcer la gouvernance des universités et donner à celles qui le souhaitent un statut d'autonomie réelle afin qu'elles disposent de tous les moyens nécessaires pour se développer et réussir.
Notre Commentaire : Nous pensons, contrairement à ce qui se pratique aujourd'hui, qu'il faut encourager nos chercheurs dans tous les domaines. Certaines découvertes, par le passé ont été perdues pour la France et rapportent des devises à des pays étranger parce que la France n'y a pas cru. L'exemple de Martine Kempf, alsacienne et inventeur du KATALAVOX est éloquent.
L'entreprise Kempf-Katalavox à Sunnyvale, en Californie (USA), a été fondée en décembre 1985 par Martine Kempf parce que cela n'intéressait pas la France : son idée était trop en avance et on n'a pas voulu l'aider à monter son entreprise.
Cet aspect n'apparaît pas dans les positions de Mme GUEGOT. Il est pourtant d'une énorme importance. L'ETAT doit faire confiance à nos chercheurs et les laisser exprimer leurs compétences dans les domaines les plus variés.
Vous avez donc les réponses de Madame GUEGOT. Elles me semblent pour certaines aller partiellement dans le bon sens. Il reste que sa position sur l'Europe et l'adoption d'un traité par le parlement réuni en congrés à Versailles, nous entraînera à monter au créneau.
L'élection de Nicolas SARKOZY ne régle pas tous les problèmes et nous devrons être vigilants.
C'est maintenant à vous de voter en votre âme et conscience. Pour ma part, je ne favoriserai pas la gauche qui a déjà bien fait des dégâts en matière de déperdition des valeurs. Hélas, ce n'est pas cette droite là qui rectifiera les choses.
Bernard DUJARDIN
Délégué MPF – 2ème circonscription de Seine Maritime
Commentaires
Prenez vos responsabilités...
Vous ne changerez donc jamais... Vous connaissez les réponses à toutes ces questions puisque votre camarade Philippe les a posées à son camarade Nicolas il y a moins d'un mois. Décidez vous, c'est pour la majorité ou pour l'opposition mais sans conditions, sinon vous êtes dans la négociation politico-locale qui à part des migraines n'apporte rien au débat de fond. Il me semble, mais je peux me tromper que le MPF aura 1 ou 2 députés, comment est-ce possible avec si peu d'audience ?
Un peu de bon sens ...
Un député doit savoir garder son libre arbitre et n'est pas obligé de partager l'avis de son leader sur tous les points. Par exemple, Philippe de VILLIERS élu, bien qu'il n'ait pas le même point de vue, je me serais pourtant battu pour que chaque élu n'ait qu'un seul et unique mandat. Je pense qu'on ne peut pas être efficace quand on se disperse.
Nous avons tout à fait le droit de demander à la personne qui nous demande de lui faire confiance si elle prévoit, sur certains sujets, nous rejoindre dans un même combat, ou rester un petit soldat docile, le doigt sur la couture du pantalon. Cela fait parti du débat politique sur les idées et non de politique politicienne.
Nous sommes en pays de liberté, du moins j'ai encore la faiblesse de le penser, et je ne souhaite pas, pour notre pays, pour nos enfants, pour notre avenir laisser faire n'importe quoi, parce qu'un leader, vénéré en dieu, pense avoir la seule solution.
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=300727&pid=5272944
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :